Mutuelle TNS et contrat Madelin : comparez les devis

Gérant majoritaire de SARL, entrepreneur individuel ou micro-entrepreneur : renseignez le formulaire ci-dessous pour comparer des complémentaires santé pour travailleur non salarié, gratuitement et sans engagement.

Formulaire de devis Gratuit et sans engagement

Formulaire fourni par notre partenaire Devisprox : les informations que vous y saisissez lui sont transmises directement pour traiter votre demande de devis. Entreprendre en Aquitaine ne vend aucun contrat. En savoir plus : politique de confidentialité.

Vous équipez vos salariés ?

La complémentaire santé collective que l'employeur doit proposer à ses salariés relève d'un autre contrat, avec d'autres règles : comparez-la sur notre page devis mutuelle d'entreprise.

Êtes-vous travailleur non salarié ?

Le statut social d'un dirigeant dépend de la forme de son entreprise et de sa place au capital, pas de son titre. Relèvent du régime des travailleurs non salariés (TNS) :

  • le gérant majoritaire de SARL, et le gérant associé unique d'EURL ;
  • l'entrepreneur individuel, y compris le micro-entrepreneur ;
  • le gérant associé d'une SNC.

À l'inverse, le président de SAS ou de SASU et le gérant minoritaire ou égalitaire de SARL sont assimilés salariés : ils relèvent du régime général, et leur couverture santé peut passer par le contrat collectif de l'entreprise selon ce que prévoit l'acte de mise en place. Ce statut pèse bien au-delà de la mutuelle, comme le montre notre guide de l'arrêt maladie du dirigeant selon son statut.

Aucune mutuelle imposée, mais une couverture à choisir vous-même

L'obligation de complémentaire santé collective, en vigueur depuis le 1er janvier 2016, vise les salariés. Le dirigeant non salarié n'en bénéficie pas : aucun employeur ne finance sa mutuelle, et c'est à lui de choisir sa couverture, à titre individuel. Rien ne l'y oblige, mais rester sans complémentaire revient à garder à sa charge tout ce que l'Assurance Maladie ne rembourse pas.

La complémentaire santé intervient en effet après le régime obligatoire : selon le niveau de garanties choisi, elle prend en charge tout ou partie du ticket modérateur, du forfait journalier hospitalier, des dépassements d'honoraires et des frais de dentaire, d'optique et d'audiologie.

Le contrat Madelin : déduire ses cotisations de son bénéfice

La loi Madelin du 11 février 1994 permet aux travailleurs non salariés de déduire de leur bénéfice imposable les cotisations de certains contrats d'assurance, dont la complémentaire santé et la prévoyance, dans des limites fixées par l'article 154 bis du Code général des impôts. Pour un gérant majoritaire, la déduction s'opère sur sa rémunération imposable. Quatre conditions sont à réunir :

  • Ne pas relever du régime micro : l'abattement forfaitaire y couvre déjà toutes les charges, et les cotisations ne sont pas déductibles. L'entrepreneur individuel doit donc être imposé selon un régime réel.
  • Souscrire un contrat responsable, qui respecte le cahier des charges fixé par le Code de la sécurité sociale.
  • Être à jour de ses cotisations sociales obligatoires.
  • Rester dans le plafond annuel de déduction, calculé en fonction du revenu professionnel et du plafond annuel de la Sécurité sociale, qui est revalorisé chaque année : faites-le vérifier par votre expert-comptable.
Madelin est un cadre fiscal, pas une garantie

L'étiquette Madelin ne dit rien du niveau de remboursement. Comparez d'abord les garanties dont vous avez besoin, puis l'avantage fiscal : une cotisation déductible mais mal adaptée reste une mauvaise affaire.

Le même cadre fiscal s'applique à la prévoyance, un contrat distinct de la mutuelle : elle verse des indemnités en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès, quand la mutuelle rembourse des soins. Pour la retraite, les nouveaux contrats passent désormais par le PER individuel, qui a pris le relais des contrats Madelin retraite : voir notre guide du PER pour indépendants et dirigeants.

Les garanties à comparer

  • Hospitalisation : dépassements d'honoraires, chambre particulière, frais d'accompagnement.
  • Soins courants : consultations de généralistes et de spécialistes, analyses, imagerie.
  • Dentaire, optique et audiologie, les postes où le reste à charge est souvent le plus lourd.
  • Couverture de la famille : conjoint et enfants, avec le surcoût correspondant.
  • Services inclus : assistance, tiers payant, délais de remboursement.
  • Conditions du contrat : délais d'attente éventuels, règles de résiliation et d'évolution des cotisations.

Ce qui fait varier la cotisation

  • Votre âge et celui des personnes couvertes.
  • Le nombre de bénéficiaires : vous seul, ou votre famille.
  • Le niveau de garanties retenu, poste par poste.
  • Votre lieu de résidence, le coût des soins variant selon les territoires.

Les pièges à éviter

Confondre mutuelle et maintien de revenu. La mutuelle rembourse des soins, elle ne remplace pas un revenu : en cas d'arrêt de travail, ce sont les indemnités journalières du régime obligatoire et, au-delà, une prévoyance qui jouent.

Oublier un changement de statut. Passer de gérant majoritaire à minoritaire, ou de l'entreprise individuelle à la SAS, fait changer de régime social. Revoyez alors votre couverture et la déductibilité de vos cotisations ; notre comparatif SASU ou EURL pour entreprendre seul présente les conséquences de ce choix.

Perdre les justificatifs. Conservez l'attestation annuelle de cotisations remise par l'organisme : votre comptable en a besoin pour la déduction.

Comparer les devis en quatre étapes

  1. Vérifiez votre statut social, TNS ou assimilé salarié, et votre régime d'imposition, réel ou micro.
  2. Listez les personnes à couvrir et vos dépenses de santé prévisibles : optique, dentaire, spécialistes.
  3. Remplissez le formulaire en haut de cette page pour recevoir plusieurs propositions.
  4. Comparez les garanties poste par poste, demandez si le contrat est responsable et éligible au cadre Madelin, puis validez la déduction avec votre expert-comptable.

Questions fréquentes

Un gérant majoritaire de SARL peut-il adhérer à la mutuelle de ses salariés ?

En général non. Le contrat collectif obligatoire est conçu pour les salariés, et le gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non salariés. Il souscrit donc sa propre complémentaire santé à titre individuel, le cas échéant dans le cadre d'un contrat Madelin.

Qu'est-ce qu'un contrat Madelin ?

C'est un contrat d'assurance, en santé ou en prévoyance notamment, qui respecte les conditions posées par la loi Madelin de 1994 : ses cotisations sont alors déductibles du bénéfice imposable du travailleur non salarié, dans un plafond annuel. Ce n'est pas un niveau de garanties : deux contrats Madelin peuvent rembourser très différemment.

Un micro-entrepreneur peut-il déduire sa mutuelle ?

Non. Au régime micro, le bénéfice imposable est obtenu en appliquant un abattement forfaitaire au chiffre d'affaires, censé couvrir toutes les charges : les cotisations de mutuelle ne peuvent pas être déduites en plus. La déduction Madelin suppose un régime réel d'imposition. Le micro-entrepreneur a malgré tout intérêt à être bien couvert.

Mon conjoint et mes enfants peuvent-ils être couverts ?

Oui, la plupart des contrats proposent une couverture familiale, moyennant une cotisation plus élevée. Si votre conjoint est salarié, comparez avec la possibilité d'être couvert comme ayant droit sur son contrat collectif, lorsque celui-ci le prévoit.

Le formulaire de devis est-il payant ?

Non, la demande est gratuite et sans engagement. Le formulaire est fourni par notre partenaire Devisprox : les informations que vous y saisissez lui sont transmises directement pour traiter votre demande de devis. Entreprendre en Aquitaine ne vend aucun contrat.

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